Conseils pour une alimentation saine
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« Nous mangeons trop ! »Elise Nominé tient depuis trente ans, place Monge à Beaune, le magasin de diététique « Nature et Santé ». « Nous mangeons trop ! », dit-elle. « Les Français mangent trop et de manière mal équilibrée. Trop de graisse, trop de sucre. Nos aliments sont trop transformés, trop sophistiqués. Il faut revenir à une alimentation plus naturelle, la moins transformée possible. C'est celle qui s'assimile le mieux. » Et la Beaunoise de poursuivre : « Je préconise trois repas par jour. Un petit déjeuner assez copieux comportant du pain complet avec des fibres pour les intestins, des protéines (fromage ou yaourt), des céréales et comme boisson une tisane, un thé léger et un lait végétal (soja, amande ou avoine). A midi, des crudités, une viande ou du poisson et des légumes puis un yaourt ou du fromage blanc. Ne jamais terminer sur du cru qui bloque la digestion. Les fruits, c'est à 11 heures ou 16/17 heures. Le soir, si on le peut, un repas le plus léger possible avec un ou plusieurs légumes. » Après un repas trop copieux, Elise préconise un jour de récupération avec à midi et le soir des légumes seuls. Ou mieux encore, une mono-diète avec un seul légume qui nettoie l'organisme. « Enfin », dit-elle, « que ceux qui mangent mal toute la semaine, tentent le week-end de reprendre un rythme de repas plus équilibrés où les légumes seront les plus bios possibles... »
« Il faut manger plus simplement »Gérante à Dijon, rue Pasteur, du magasin « La Vie Claire », Odile Freschard témoigne : « Nous mangeons trop, trop mal et de façon pas assez simple... On ne fait plus la cuisine... Il est rare d'entrer vers midi dans une maison où ça sent bon la cuisine parce qu'un petit plat mijote depuis le matin... C'est bien sûr lié aux nouvelles formes de travail, mais il ne faut pas croire que parce qu'on a peu de temps pour déjeuner à midi, on doit obligatoirement se rabattre sur des plats déjà cuisinés. On mange trop «industriel». Même en une demi-heure, on peut se faire réellement à manger en mettant quelques légumes dans une poële par exemple... » Cette dérive vers les plats tout prêts, Odile Freschard la relève même dans le bio et elle s'en inquiète. « Les mères n'apprennent plus à cuisiner à leurs enfants », regrette-t-elle, « et le budget alimentation a plutôt tendance à régresser par rapport aux loisirs... » Justement, parlons un peu argent. Manger bio coûte-t-il si cher que cela ? « Nous sommes cinq à la maison et je n'ai pas l'impression de me ruiner. Il faut manger plus simplement. Du riz complet accompagné de légumes ou de céréales et de soja ne coûte pas plus cher qu'un plat de viande et son accompagnement... Ce qui coûte cher, je le reconnais, ce sont les compléments alimentaires. Mais quand on supprime dans son chariot de supermarché tout ce qui est inutile, sodas, viennoiseries et autres cochonneries, on s'y retrouve. Vous savez, un enfant peut très bien goûter avec du pain et du chocolat... » Odile Freschard est optimiste car elle remarque encore une nette évolution dans la fréquentation de son magasin. « Autrefois la clientèle était plutôt âgée. Mais depuis trois ou quatre ans, il y a beaucoup plus de couples jeunes avec des bébés et même des étudiants qui viennent acheter les produits alimentaires de base : pain, huile... » Une nouvelle «race» de clients qui abordent le bio avec une démarche globale, liée à la qualité des aliments certes, mais aussi à la protection de la nature.
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