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Charles AZNAVOUR, chanteur et auteur de chansons "Pour ma part, je garderais, en les remaniant, le premier et le dernier couplet, et je brûlerais le reste. Une Marseillaise humanisée serait plus à limage de la France et des Français." |
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Pierre BERGE, président des opéras de Paris, président-directeur-général dYves Saint-Laurent "Dans mon enfance, mes parents minterdisaient de chanter la Marseillaise. Ils trouvaient les paroles scandaleuses. Jai toujours partagé ce point de vue et je nai jamais pu me résoudre à les prononcer. Il est plus qu'urgent de changer tout cela. A l'époque de l'Europe, ces changements s'imposent, et le plus tôt sera le mieux." |
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Georges BRASSENS, chanteur et auteur de chansons "La Marseillaise ? Non ! La musique n'est pas mal, mais les paroles sont très discutables, sur le rapport de la qualité !" |
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Jacques CHABAN-DELMAS, ancien Premier ministre, Compagnon de la Libération "Ayant appris au moins le refrain, et, sans doute, un ou deux couplets de la Marseillaise dans ma prime enfance, ayant été élevé dans la vénération de la France, la Marseillaise est pour moi un chant émouvant, entraînant et infiniment précieux. Heureusement qu'il n'est pas question de changer la musique ; et je ne pense pas qu'il soit absolument nécessaire d'adapter les paroles à notre époque : le présent s'explique par le passé, et c'est le présent qui doit éclairer l'avenir." |
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Bernard CLAVEL, de lAcadémie Goncourt "Il est certain que si l'on se donne la peine de lire le texte complet de la Marseillaise, on a peine à en croire ses yeux. Mais je ne pense pas : 1) que qui que ce soit puisse en proposer un que nous trouvions acceptable. Tout ce que j'ai vu dans ce domaine ne vaut pas trois sous ; 2) que, même si un poète pacifiste de génie se présentait, son uvre puisse être acceptée par un peuple qui ne rêve que de cocardes et par des hommes politiques qui ne pensent qu'à vendre des armes." |
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Solange FERNEX, député des Verts au Parlement européen "Alsacienne, je suis l'arrière-petite-fille du maire de Strasbourg, de Dietrich, Girondin, dans le salon duquel la Marseillaise fut chantée pour la première fois. Pauvre aïeul, lui qui chanta plein d'enthousiasme le nouvel hymne révolutionnaire, et qui, dix mois plus tard, mourut égorgé, non point par de "féroces soldats au sang impur", mais au cur de Paris, en place de Grève, sous la guillotine d'Euloge Schneider et de Fouquier-Tinville... Par ailleurs, je suis orpheline de guerre. J'ai été accompagnée dans mon enfance par une grand-mère qui avait perdu deux fils sous l'uniforme allemand, et le dernier, mon père, sous l'uniforme français. Ayant réalisé très jeune le clinquant glacé de la "gloire" et l'incapacité des médailles, Croix de Fer ou Légion d'Honneur, à remplacer auprès d'un enfant un père de chair et de sang, je refusais l'image de "sang impur" qui devait "abreuver nos sillons". Quel sang ? Celui des frères déchirés, enfants d'une même mère, d'une même terre ! Combats fratricides ! Cain contre Abel ! ..." |
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Michèle GENDREAU-MASSALOUX, ancien porte-parole de la Présidence de la République, recteur de l'Académie, Chancelier des Universités de Paris "La Marseillaise avec ses paroles historiques, appartient à la mémoire des Français, à leur patrimoine, comme les monuments anciens, les châteaux, les palais, les églises, les maisons de simples citoyens. Et la mémoire doit être préservée. Mais son message, marqué par son époque, ne correspond pas à notre idéal de solidarité et de paix. C'est pourquoi je pense que l'idée n'est pas mauvaise d'écrire d'autres paroles qui expriment le meilleur les valeurs de notre pays dans le monde d'aujourd'hui. Une Marseillaise de notre temps. Une sorte de Marseillaise bis. Elle pourrait être mise dans des circonstances comme une fête européenne de la jeunesse, une exposition universelle, une réunion internationale. A l'école, les jeunes pourraient apprendre et comparer les deux versions. Pour obtenir un texte de valeur, un concours serait ouvert aux créateurs, et à tous les citoyens." |
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Françoise GIROUD, journaliste et écrivain "J'adore la Marseillaise. C'est peut-être le plus beau des hymnes nationaux, parce qu'il est vif et tendu, au lieu d'être solennel. Je trouve qu'il va bien à la France. Les paroles sont évidemment affligeantes. Mais cela aurait-il un sens de les changer ? Personne ne les connaît, en dehors du premier couplet et du refrain. Néanmoins, si changement il y avait, je m'en consolerais ! Mais de tels changements doivent être faits avec précaution. Les deux premiers vers, en particulier, sont intangibles." |
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Martin GRAY, ancien combattant du ghetto de Varsovie et déporté à Treblinka, écrivain "Il m'est évidemment impossible de trouver exaltant le texte de la Marseillaise, alors que cet hymne n'est qu'un chant d'exaltation guerrière, créé en vue de galvaniser une population aux abois. Les paroles ne correspondent absolument plus au contexte de notre époque. Leur violence est d'ailleurs en parfaite opposition avec l'esprit généreux de la nation française d'aujourd'hui. Je souhaite donc que ce texte soit changé. Il devrait refléter, non plus la haine d'un conflit ponctuel, mais l'espoir d'une immortelle harmonie, comme un flambeau de lumière que porteraient les prochaines générations." |
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Benoîte GROULT, romancière "Ce que je pense de la Marseillaise ? J'en apprécie beaucoup la musique. Certaines strophes, il est vrai, sont inacceptables et ridicules. Mais notre hymne national étant trop long, on pourrait se contenter de la première strophe (en remaniant les trois derniers versets : ceux de l'égorgement) et des deux dernières, qui sont lyriques, comme doit l'être un chant patriotique. Les enfants l'apprendraient plus facilement. Mais il faut se méfier des remakes. On a tué la magie de bien des cantiques en renonçant au latin, en les transcrivant en français moyen. Comment d'ailleurs modifier les paroles ? Il faudrait ressusciter Victor Hugo ou Claudel." |
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François-Régis HUTIN, Président-directeur général de Ouest-France "Oui, il serait très opportun de changer les paroles de la Marseillaise, notamment pour tout ce qui appelle à l'extermination de lennemi ou à la vengeance. Toutefois, il me semble qu'il nous faudrait conserver au moins les deux premiers vers du premier couplet, car ils sont ancrés dans la mémoire de tous. Il sera sans doute bien difficile de trouver un texte qui allie enthousiasme, élévation de pensée, et soit susceptible de rassembler le plus grand nombre." |
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Dominique JAMET, directeur de la Grande Bibliothèque de France "Anachronique, pompeux et belliciste, le chant qui symbolise la France ne parle, en termes devenus incompréhensibles pour le grand public, que de couper un maximum de cous ou de percer le maximum de ventres au maximum de traîtres, de princes, de perfides, de traîtres conjurés et de complices de Bouillé. Est-ce bien raisonnable, est-ce bien sympathique, est-ce bien conforme à l'image d'elle-même que veut et doit donner la France ? Enfants de la patrie que nous sommes, et fiers de l'être, est-il indispensable que nous mettions encore la baïonnette au canon pour aller aux chants dont un sang impur abreuve les microsillons? Faire sa toilette à la Marseillaise s'impose." |
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François LEOTARD, député, président honoraire du Parti Républicain, ancien ministre de la Culture "Certaines formules farouches de la Marseillaise peuvent choquer l'esprit du temps. Pourtant, je ne souhaite pas que l'on change la moindre formule, fusse une virgule, à notre hymne. Pour moi, la Marseillaise est une sorte de monument historique. Toute restauration ne peut se faire qu'à l'identique. S'il y a transformation, c'est du Viollet-LeDuc, et rares sont les monuments qui y survivent. Il ne me déplaît pas, par ailleurs, que ce chant, dans ses vers abrupts, nous rappelle combien la frontière est fragile entre la recherche de la liberté et le basculement dans la violence. La révolution est un bloc ; elle a été violence et elle a été liberté. Une "actualisation" des paroles de la Marseillaise gommerait l'histoire. Faut-il réécrire Shakespeare parce que ses pièces contiennent des notations antisémites ? Faut-il se priver des interprétations de Karajan puisqu'il dirigea devant Hitler ? Je préfère ne pas entrer dans un engrenage orwellien. Il y a peut-être lieu de trouver un nouvel hymne pour notre époque, mais alors, que ce soit quelque chose d'entièrement nouveau, paroles et musique, et non quelque raccommodage." |
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Jeannie LONGO, championne cycliste, recordwoman de l'Heure (dont les records ont été ponctués par la Marseillaise) "En fait, je connais très mal les paroles de la Marseillaise (comme beaucoup !). Elles me semblent toutefois trop violentes et guerrières. Je souhaiterais qu'elles reflètent davantage le sens de l'honneur, la fierté dans la grandeur de l'action pour la patrie. C'est ce que je ressens sur le podium." |
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Danielle MITTERRAND, présidente-fondatrice de France-Libertés "Il est vrai que les paroles de notre hymne national sont très guerrières et qu'elles peuvent choquer les esprits pacifiques, parmi lesquelles je me compte. Il est vrai aussi qu'il fait partie de notre histoire et fut composé à une époque ou les Français devaient défendre nos frontières. Qui aurait pu penser à l'Europe en ce temps-la... Je ne rédigerai pas de texte, car je ne peux argumenter à la fois le pour et le contre." |
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Bernard MOITESSIER, navigateur, dans Tamata et l'alliance (Arthaud, 1993), p. 344 "C'était un vieux compte que je voulais régler avec "la Marseillaise". Dans une lettre adressée au chef de l'Etat (copie à plusieurs journalistes en métropole), j'ai donné mon opinion sur ce chant guerrier qui porte aux nues l'orgueil et la haine : "Le jour de gloire est arrivé ! L'étendard sanglant est levé ! Qu'un sang impur abreuve nos sillons !" Deux siècles après la grande Révolution, c'est une nouvelle ère qu'il faut inventer, celle de la main généreuse tendue vers son prochain. Pour faire face aux défis du futur, notre monde inquiet a besoin de valeurs "morales", pas de canons ni de gros drapeaux. Et qu'on n'ait pas encore changé les paroles de cette "Marseillaise", dégoulinante de sang, me fait honte pour une France qui se prétend le phare des autres peuples." |
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Professeur Claude OLIEVENSTEIN, médecin-chef de l'hôpital Marmottan "Pour moi, la Marseillaise reste l'hymne de la Révolution française, à laquelle s'identifient encore aujourd'hui des millions de personnes dans le monde. Elle est aussi le seul hymne qui m'ait fait pleurer dans des circonstances graves ou bêtes, notamment lorsque j'ai vu ou revu le film Casablanca. Il est vrai que certaines paroles sont archaïques et cruelles, et que nous pourrions les améliorer. Pourquoi ne pas organiser un grand concours dans les écoles (ce qui aurait le mérite de sensibiliser les jeunes) pour trouver les mots les plus justes et les meilleurs, non seulement pour aujourd'hui, mais pour demain ?" |
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Bernard PONS, ancien ministre, député, secrétaire général du RPR "Je tiens à vous indiquer que, pour ma part, une telle éventualité (le changement de paroles) ne saurait être envisagée concernant l'hymne national de la France. Ce chant, que nous avons hérité d'une grande période de notre histoire, constitue en effet à mes yeux un témoignage inaltérable de l'attachement de nos compatriotes à leur patrie et de l'adhésion de tous à une haute idée de l'identité nationale." |
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Simone ROZES, Premier président honoraire de la cour de Cassation "La Marseillaise est un chant guerrier, appelant à la haine, à la lutte contre l'ennemi, destiné par ses images fortes - tyrannie, féroces soldats, égorger nos filles - à entraîner le soldat vers l'anéantissement des adversaires. La musique est excellente. Bien rythmée, entraînante, elle se prête aux ensembles militaires, aux parades, aux cérémonies officielles. Les paroles devraient être modifiées, pour mettre en valeur les principes à défendre : la patrie, bien sûr, mais aussi l'amitié entre les peuples et leur nécessaire solidarité dans le monde d'aujourdhui." |
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Joseph ROZIER, évêque de Poitiers, président national de Pax Christi "Je suis tout à fait d'accord pour un changement du texte de la Marseillaise, dont les paroles, quel que soit leur environnement historique, ont aujourd'hui un contenu, non seulement obsolète, mais intolérable. Quand jai à massocier au chant de la Marseillaise, je me contente, en conscience, dun accompagnement de bouche fermée ." |
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Edmond SCHWOB, grand rabbin de Nancy "Les mots "Qu'un sang impur abreuve nos sillons !" sont en contradiction flagrante avec l'affirmation biblique de l'unité du genre humain. Ils m'ont personnellement choqué depuis toujours et, heureusement, ne traduisent plus l'esprit du Français de ce temps. Cela dit, n'oublions pas que nos valeurs les plus précieuses de Liberté, d'Egalité et de Fraternité, ne sont jamais acquises définitivement. Il importe que nous exaltions le souvenir de ceux qui luttèrent jusqu'au sacrifice de leur vie pour une patrie qui est celle du droit. Dans l'ardeur du combat, des paroles excessives ont été sacralisées : comprenons-le, sans continuer de les chanter." |
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Philippe SEGUIN, ancien ministre, président de l'Assemblée Nationale et député-maire d'Epinal "Je comprends les raisons qui peuvent plaider en faveur d'une modification. Pour autant, mon souci d'authenticité l'emporte sur toute autre conviction. C'est sur ces paroles que nos ancêtres ont exalté et défendu la liberté. Elles gardent donc à mes oreilles une signification qui vaut par le rappel implicite de leur contexte. En chantant et en disant : "Aux armes, citoyens", je n'appelle évidemment personne à prendre les armes. Je célèbre plutôt un culte à des principes et à leurs défenseurs en prononçant des paroles qui ont une valeur quasi sacramentelle. Le prêtre n'est-il pas dans une situation analogue lorsqu'il prononce certaines formules transmises de siècle en siècle ? Pourquoi refuser au citoyen ce qu'on lui accorde ?" |
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Bernard STASI, député de la Marne, maire d'Epernay "Je souhaite vivement que les paroles de la Marseillaise soient changées. En effet, l'hymne national d'un pays comme la France doit exprimer des sentiments de fraternité universelle et ne doit pas être porteur d'un discours nationaliste, belliqueux et xénophobe, comme celui qui s'exprime à travers les couplets d'origine." |
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Henri TISOT, comédien "Il serait peut-être opportun, en effet, de trouver pour la Marseillaise des paroles moins violentes et vindicatives. Quand on y pense, cela tombe sous le sens. Et puis on y repense, et on se dit qu'il n'est pas du tout prouvé que cela serait pleinement satisfaisant. Tout bien pesé, je crois qu'il faudrait des paroles pour le temps de paix, et le texte que nous connaissons pour le temps de guerre. N'oublions jamais que nos "compatriotes" sont le plus souvent tout, sauf "patriotes". Par conséquent, il est nécessaire que l'hymne national comporte des phrases fortes pour les tirer de leur apathie naturelle." |
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Gilbert TRIGANO, président-directeur général du Club Méditerranée "Depuis ma plus tendre enfance, l'air de la Marseillaise m'émeut. Elle évoque toujours pour moi les récits de la guerre de mon père, la mort de mes oncles et "l'ennemi" d'hier. Et pour être plus précis, je ne connaissais par cur que le premier et les deux derniers couplets et, bien sûr, le refrain. La lecture de l'intégralité du texte me confirme qu'il ne représente plus l'image de l'universalité de la France d'aujourd'hui et de demain. Un nouveau texte, respectant le passé et rempli d'espoir pour l'avenir, devrait s'inscrire dans une volonté commune de préparer l'avenir et d'en être les premiers artisans. Notre tâche, à tous, est lourde et difficile dans un contexte, où hélas, on cherche plus à opposer qu'à unir." |
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Simone VEIL, député au Parlement européen "J'ai le regret de vous faire savoir que je me sens tout à fait incapable d'exprimer un point de vue objectif sur notre hymne national. Il fait partie de ma mémoire et ma culture. Les paroles et la musique n'ont, en fait, guère d'importance pour moi ; seules comptent, lorsque j'écoute la Marseillaise ou que je la chante avec d'autres, toutes les références aux occasions dans lesquelles je l'ai entendue ou chantée dans le passé, depuis mon plus jeune âge. C'est pourquoi je n'imagine pas de la modifier, même si les paroles ne correspondent plus à la situation présente et peuvent même paraître à certains malencontreuses. Un nouveau chant, aussi bien soit-il, ne saurait avoir la charge émotionnelle que la Marseillaise a acquise du fait de ce qu'elle représente depuis deux siècles pour la France et des générations de Français." |
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Paul-Emile VICTOR, explorateur "Il faut garder la musique de la Marseillaise, qui est magnifique et connue dans le monde entier. Pour le texte, il faudrait une seule strophe : de belles paroles pacifiques et qui aient une portée mondiale. La première initiative serait donc un concours pour cette strophe, pour ces paroles." |